À sept journées de la fin de la saison 2025-2026 de Ligue 1, l’OGC Nice occupe la sixième place du classement avec 58 points, à seulement deux longueurs de Strasbourg (cinquième, 60 points) et trois du RC Lens (quatrième, 61 points), qui ouvrent respectivement les portes de la Conference League et de l’Europa League. Dans un championnat marqué par une densité inhabituelle dans le milieu de tableau, les Aiglons de l’entraîneur Franck Haise conservent toutes leurs chances de disputer une compétition européenne la saison prochaine — un objectif qui galvanise joueurs, supporters et dirigeants du club.
La remontée de Nice dans la seconde partie de saison constitue l’une des belles histoires de cette Ligue 1 2025-2026. Après un début de championnat difficile (neuvième après dix journées), le club azuréen a entamé une série de résultats positifs à partir de novembre, portée par la montée en puissance de plusieurs jeunes éléments formés à l’académie et par les apports décisifs de quelques recrues hivernales. L’Allianz Riviera, régulièrement rempli à 80-90% de sa capacité lors des matches importants, joue un rôle de douzième homme non négligeable.
L’attaquant international brésilien Everton Soares, arrivé en prêt de Benfica en janvier, a été la révélation de cette seconde phase de saison avec huit buts et cinq passes décisives en quinze matches de championnat. Sa complicité avec le milieu offensif franco-marocain Sofiane Diop, capitaine et meneur de jeu des Aiglons, a créé une association technique et athlétique redoutable que les défenses adverses peinent à contenir. Le gardien Marcin Bulka, international polonais, a également connu une seconde partie de saison exemplaire avec plusieurs performances décisives dans des matches serrés.
Le calendrier des sept dernières journées sera déterminant. Nice devra notamment recevoir Lyon (deuxième) et se déplacer à Lens (quatrième) lors de deux rendez-vous qui auront valeur de confrontation directe pour l’accession aux places européennes. L’équipe devra également se défier de pièges potentiels contre des formations en difficulté au bas du classement, souvent redoutables car jouant leur maintien.
Du côté des dirigeants, l’état-major du club — dont le propriétaire américain INEOS, dirigé par Jim Ratcliffe — a confirmé que la qualification européenne constituerait un catalyseur pour les recrutements estivaux. Un budget de transfert de 40 à 50 millions d’euros est évoqué en cas de présence en Coupe d’Europe, avec des priorités identifiées sur un défenseur central expérimenté, un milieu défensif et un ailier capable d’apporter de la profondeur à l’effectif. La question du maintien d’Everton Soares, dont l’option d’achat est estimée à 18 millions d’euros, sera l’un des dossiers clés de l’été.
Pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et pour la ville de Nice en particulier, un retour de l’OGC Nice en compétition européenne représenterait bien plus qu’un simple résultat sportif. Les nuits de matches européens à l’Allianz Riviera génèrent des retombées économiques significatives pour l’hôtellerie, la restauration et les commerces niçois, et renforcent le rayonnement international d’une ville qui aspire à s’affirmer comme une grande métropole méditerranéenne.
— Sophie Marchand, Riviera Presse
