Roland-Garros 2026, troisième levée du Grand Chelem de la saison de tennis, ouvre ses portes Porte d’Auteuil dans neuf jours, du lundi 18 mai au dimanche 7 juin. La Fédération française de tennis (FFT), présidée par Gilles Moretton, a confirmé en début de semaine la présence de 14 joueuses et joueurs tricolores dans les tableaux principaux des simples, à laquelle s’ajoutent une dizaine d’engagements en doubles. L’édition 2026 est marquée par l’ultime apparition de Gaël Monfils en Grand Chelem, le Parisien ayant officialisé sa retraite sportive en fin de saison 2026.
Loïs Boisson, l’espoir français de la quinzaine
Côté féminin, tous les regards sont tournés vers Loïs Boisson, dont la progression spectaculaire ces six derniers mois a fait passer la jeune joueuse de la 152e à la 27e place mondiale. La FFT lui a accordé une wild card pour le tableau principal, avec une attente nationale palpable. Interrogée par L’Équipe sur ses chances, Boisson a déclaré : « Je viens à Roland-Garros pour gagner des matchs, pas pour faire de la figuration. Je connais ce court, je connais ce public, et je veux qu’il vibre avec moi. » Son tirage au sort, attendu vendredi 16 mai, sera scruté de près. Les autres Tricolores engagées incluent Caroline Garcia, Diane Parry et Varvara Gracheva.
Arthur Fils : la première vraie quête
Côté masculin, Arthur Fils, 21 ans, classé dans le top 20 mondial, est désigné par les bookmakers comme le meilleur représentant tricolore sur cette édition. Son année 2025 ponctuée d’un titre Masters 1000 à Hambourg et de demi-finales à Madrid lui a donné le statut de leader de génération. Interrogé par franceinfo en marge du tournoi de Madrid, Fils a tempéré les attentes : « Je sais l’attente du public français. Je veux jouer mon tennis, étape par étape, sans regarder le tableau. Le rêve d’un Français vainqueur à Roland-Garros, on en parle depuis Yannick Noah en 1983 — moi je veux d’abord passer un tour. » Aux côtés de Fils, Ugo Humbert, Adrian Mannarino, Corentin Moutet et Quentin Halys complètent le contingent tricolore.
Gaël Monfils : l’adieu à Roland-Garros
L’édition 2026 sera la dernière de Gaël Monfils à Roland-Garros, le Parisien ayant annoncé sa retraite à la fin de la saison 2026. À 39 ans, le « Magicien » a obtenu une wild card pour le tableau principal et entend offrir au public Porte d’Auteuil « un dernier moment de spectacle, sans pression, sans calcul, juste pour le plaisir et pour les gens qui m’ont accompagné depuis vingt ans », selon ses propres mots dans une interview à L’Équipe. Quart de finaliste à Roland-Garros à plusieurs reprises au cours de sa carrière, Monfils n’a jamais franchi les demi-finales en simple. Son match d’ouverture sera l’un des temps forts de la première semaine.
Une économie tendue : prix des billets et droits TV
L’édition 2026 ouvre dans un contexte économique tendu. La FFT a augmenté ses tarifs de billetterie de +8,3 % en moyenne par rapport à 2025, avec une place Philippe-Chatrier en finale messieurs désormais affichée à 1 950 €. Du côté des droits TV, le tournoi est diffusé en France par France Télévisions (matchs en clair) et Amazon Prime Video (intégralité), un duo de diffuseurs reconduit jusqu’à 2027. La fréquentation cumulée visée est de 700 000 spectateurs sur la quinzaine, un record qu’il faudra battre face à la concurrence du Festival de Cannes (12-23 mai) et de la finale de Champions League à Munich le 30 mai.
Les favoris internationaux : Sinner, Alcaraz, Świątek
Les têtes de série attendues incluent Jannik Sinner (n° 1 mondial), tenant du titre, et Carlos Alcaraz, double vainqueur 2024-2025, dans une rivalité qui structure le circuit ATP depuis trois saisons. Côté féminin, Iga Świątek, quintuple lauréate (2020, 2022, 2023, 2024, 2025), part une nouvelle fois en grande favorite, devant Aryna Sabalenka et Coco Gauff. Le tirage au sort des tableaux aura lieu jeudi 14 mai à 14h Porte d’Auteuil, avec retransmission sur les chaînes officielles de la FFT.
Pour la Côte d’Azur : un effet d’entraînement attendu
Roland-Garros 2026 démarre une semaine seulement après le Rolex Monte-Carlo Masters (traditionnellement en avril) et chevauche partiellement le Festival de Cannes (12-23 mai) et le Grand Prix de Monaco de Formule 1 (22-25 mai). Cette concentration d’événements internationaux entre Paris et la Riviera fait du mois de mai une période de pic touristique majeur. Les hôteliers parisiens et azuréens annoncent des taux d’occupation supérieurs à 95 % sur la période, avec des prix moyens en hausse de +12 % par rapport à 2025.
— François Leblanc, Riviera Presse
