Dans moins de deux mois, les Bleus entreront en lice pour la conquête d’une troisième étoile mondiale. La Coupe du monde de la FIFA 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique du 11 juin au 19 juillet, constitue l’événement sportif le plus suivi de la planète. Pour la première fois de l’histoire, 48 équipes nationales participeront à la compétition, réparties en 12 groupes de quatre équipes. La France, qualifiée pour la seizième compétition majeure consécutive, a hérité du Groupe I avec le Sénégal, la Norvège et l’Irak.
Le calendrier de la phase de groupes pour les Bleus est le suivant : France-Sénégal le mardi 16 juin à New York ; France-Irak le lundi 22 juin à Philadelphie ; et Norvège-France le vendredi 26 juin à Boston. Ce dernier match, à Boston, se déroulera dans la ville choisie par Didier Deschamps comme camp de base de la délégation française. La capitale du Massachusetts, ville universitaire et cosmopolite, accueillera pendant plusieurs semaines l’ensemble du staff technique, des joueurs et des accompagnateurs de l’équipe de France.
La liste des 26 joueurs convoqués pour les deux derniers matchs amicaux de préparation — France-Brésil à Foxborough (Massachusetts) le 26 mars et France-Colombie à Landover (Maryland) le 29 mars — donne une idée du groupe qui sera retenu pour la phase finale. On y retrouve dans les cages Mike Maignan, Lucas Chevalier et Brice Samba. En défense, les deux frères Hernandez, Lucas et Théo, Malo Gusto, Ibrahima Konaté, Dayot Upamecano, Lucas Digne, Pierre Kalulu et Maxence Lacroix. Au milieu de terrain : Eduardo Camavinga, N’Golo Kanté, Manu Koné, Adrien Rabiot, Aurélien Tchouaméni et Warren Zaïre-Emery.
L’attaque, enfin, présente un plateau offensif qui fait la fierté du football français : Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Marcus Thuram, Randal Kolo Muani, Michael Olise, Désiré Doué, Hugo Ekitike et Maghnes Akliouche. Mbappé, capitaine des Bleus depuis 2023, reste l’homme à battre et le principal espoir de victoire finale d’une France qui compte deux étoiles mondiales — 1998 et 2018 — et a atteint la finale en 2022. À 27 ans en juin prochain, le joueur du Real Madrid sera dans la plénitude de ses moyens pour ce qui pourrait être son Mondial le plus abouti.
La préparation immédiate prévoit deux matchs amicaux sur le sol français avant le départ pour les États-Unis : le jeudi 4 juin à Nantes face à la Côte d’Ivoire, au Stade de la Beaujoire, et le lundi 8 juin à Lille face à l’Irlande du Nord, à la Decathlon Arena Stade Pierre-Mauroy. La délégation s’envolera ensuite pour Boston dès le mardi 9 juin, ce qui laisse exactement une semaine de préparation finale avant le premier match de poule contre le Sénégal.
La France aborde ce Mondial avec une forme internationale très solide. Après avoir remporté son groupe de qualification avec sept victoires et un nul en huit matches, les Bleus ont enchaîné deux victoires probantes lors des matchs amicaux de mars — 3-1 contre le Brésil et 2-0 contre la Colombie. Didier Deschamps, qui sera en charge de l’équipe de France pour la dernière compétition de son mandat avant de passer la main, connaît parfaitement son groupe et sait composer avec les forces et les faiblesses de chacun de ses joueurs.
L’adversité dans le Groupe I ne doit pas être sous-estimée. La Norvège d’Erling Haaland, qui a réalisé une campagne de qualification impressionnante, constitue un adversaire redoutable malgré un tirage a priori favorable. Le Sénégal, champion d’Afrique, aligne un collectif solide emmené par Sadio Mané et plusieurs joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens. L’Irak, vainqueur du barrage intercontinental, sera le candidat naturel à l’élimination mais ne manquera pas de motivation face aux grandes nations.
Pour les supporters français résidant sur la Côte d’Azur, ce Mondial représente un rendez-vous estival exceptionnel. Les bars et restaurants de Nice, Cannes, Monaco et Menton se préparent à organiser des retransmissions publiques pour les matchs des Bleus, créant une atmosphère de fête populaire qui rappelle les grandes heures de 1998 et 2018. La communauté de supporters azuréens, particulièrement nombreuse et passionnée, espère vivre un été mémorable aux côtés d’une équipe de France qui a les moyens de soulever le trophée Jules Rimet pour la troisième fois de son histoire le 19 juillet à New York.
— François Leblanc, Riviera Presse
